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Amharique pour francophones

Amharique pour francophones
Éditions L’Harmattan
Paris, 1996, 160 pages

Ce manuel est la première méthode d’apprentissage de l’amharique publiée en français pour des étudiants francophones. Il est conçu pour servir de guide pour l’enseignant, et de référence pour celui qui apprend.

Une grande partie de la grammaire de l’amharique est présentée dans une optique pédagogique, avec une progression destinée à faciliter l’apprentissage et accompagnée de nombreux exercices structuraux.
Pour aider l’étudiant à travailler seul un lexique bilingue de 600 mots se trouve à la fin du livre.

Les auteurs
Dawit Demisse, professeur d’amharique au Lycée Franco-Ethiopien Guebre Maryam d’Addis Abeba
Simon Imbert-Vier, ancien enseignant de français à l’Université d’Addis Abeba.

Notre objectif, en réalisant ce manuel, était de proposer un outil qui aide les francophones à parler plus facilement l’amharique, la langue principale, administrative, de l’Ethiopie. En effet n’existaient alors en français que des grammaires, dont la principale est celle publiée par Marcel Cohen en 1929. Mais elle ne permet pas d’apprendre la langue, son objectif est descriptif, pas pédagogique.
Il existe des manuels d’apprentissage en anglais et en italien, mais jusque là rien en français. De plus la qualité de ces manuels, dont le plus connu est Amharic for Foreigners, ne nous satisfaisait pas.
C’est pourquoi, fort de notre expérience de la pédagogie de l’amharique, tant comme langue maternelle que comme langue étrangère, du français langue étrangère, et de l’apprentissage de l’amharique, nous avons mis au point cette méthode.

Nous avons avons pris un certain nombre de partis pris. Le premier a été de ne pas proposer de transcriptions de l’écriture « éthiopienne ». D’abord car une transcription non scientifique est source d’erreurs, et une transcription scientifique est peu pédagogique. Mais surtout car il nous semble que l’écriture de l’amharique est liée à sa langue, l’exprime, et au final aide à son apprentissage. Ainsi la pronominalisation, incompréhensible dans une transcription, devient lumineuse dans le syllabaire éthiopien.
Nous n’avons pas toujours respecté les dénominations « traditionnelles ». Par exemple nous avons baptisé « inaccompli » le temps que Cohen nomme « imparfait ». En effet ce temps en amharique représente le présent et le futur. La dénomination « imparfait » vient de ce qu’il s’agit d’un temps composé, qui s’oppose « gramaticalement », dans une description, à la forme "parfaite" du verbe. Mais il s’agit là d’une vision théorique, qui ne correspond pas selon nous à la pratique de la langue. De plus notre dénomination reprend une terminologie usuelle des grammaires de l’arabe, qui appartient à la même famille linguistique.

Bien sur ce premier jet n’est pas parfaitement satisfaisant. Il reste encore du travail pour améliorer cet essai et encore plus pour faire d’autres propositions. Cependant cet ouvrage correspond à une vraie demande, puisqu’il s’en vend toujours 200 exemplaires par an...

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